COMPTE RENDU AG RHONE ALPES TRIATHLON SAMEDI 1O FEVRIER 2007

Publié le par kiki

COMPTE RENDU AG RHONE ALPES TRIATHLON SAMEDI 1O FEVRIER 2007
 
 
1- commission arbitrage
en résumé : il en manque! seulemnet 11 arbitres principaux et 39 journées d'arbitrage. en moyenne 4 épreuves chacun..
Valoriser les arbitres : integration des arbitres dans les challenges avenir et clubs de la ligue et mise à l'honeur des arbitres lors de la soirée de remise des récompenses de la ligue.
    projets :
         - mise en place d'une charte des arbitres
        - comment fideliser les arbitres
 
2 - tarification
licence club senior et plus
2007 PART Fédérale : 60 € part ligue : 12€
2008 part fédé : 61€ part ligue : 14€
 
réaffiliation club :
30 à 39 licenciés
2007 : part fédé : 203€ - part ligue : 27,50€
2008 : part fédé : 206€  - part ligue : 29,50€
 
40 à 49 licenciés :
2007 : part fédé : <236€ - part ligue : 32€ 
2008 : part fédé : 239€ - part ligue : 34€
 
 
3 - commission médicale
Les compléments alimentaires :

Les compléments alimentaires au même titre que les médicaments font partis aujourd’hui de notre paysage. Ils sont consommés par 50% de la population américaine. Le marché est très orienté en direction des bodybuilders ou culturistes mais depuis plusieurs années s’efforce de toucher le milieu sportif. Les sports d’endurance sont très prisés, de ce fait les triathlètes représentent un public de choix. Le marché est en pleine expansion dans notre pays et la réglementation ne prend pas en compte la problématique des substances interdites en sport. L’usage de compléments alimentaires est une cause potentielle de dopage par inadvertance, de plus la consommation de compléments contaminés ou mal étiquetés rend également les sportifs vulnérables à des problèmes de santé et de sécurité.

La définition des compléments alimentaires est variable à travers le monde. Elle précise le plus souvent le concept de complément alimentaire, mais parfois va plus loin en leur prêtant des vertus préventives, voir thérapeutiques. Les compléments alimentaires sont définis en France comme des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés (Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 ).

En Europe, la réglementation est beaucoup plus stricte et cohérente (Novel Food, Règlement CE N°258/97 du 27 janvier 1997). La législation française est la plus stricte en la matière, car ces aliments doivent être absolument sans danger pour la santé. La mise sur le marché d’un complément alimentaire nécessite l’approbation de l’Agence Française de Sécurité Alimentaire (AFSSA). Ils sont considérés comme des denrées alimentaires (aliments) et doivent contenir que des ingrédients autorisés. Ils sont conçus pour des publics présentant certains besoins nutritionnels (régimes restrictifs, femmes enceintes, sportifs,…).

Compléments alimentaires et dopage

La position de l'Agence Mondiale Anti dopage (AMA) est sans équivoque vis à vis de l'usage de compléments alimentaires puisqu’elle est réticente à leur utilisation. Elle s’appuie sur une multitude d’arguments dont les principaux sont les suivants : 

- La non fiabilité des compléments alimentaires, et le risque de dopage "involontaire" du sportif : "Dans de nombreux pays, la fabrication des compléments alimentaires n’est pas réglementée de façon appropriée par les autorités gouvernementales. Ceci signifie que les ingrédients qui les composent peuvent ne pas correspondre à ceux dont la liste figure sur la boite ou l’emballage. Dans certains cas, les substances non mentionnées, décelées dans un complément, peuvent inclure l’une de celles interdites par les règles antidopage. Des études ont montré que plus de vingt pour cent des compléments proposés à la vente aux sportifs peuvent contenir des substances non indiquées sur l’étiquette, lesquelles peuvent avoir pour conséquence un résultat de contrôle positif. Un grand nombre de résultats positifs ont été attribués à un mauvais usage de compléments alimentaires." 

- L'AMA pointe l'insuffisance effective des réglementations à contrôler les compléments alimentaires : "une contamination – qu’elle soit accidentelle ou délibérée – peut tout de même s.e produire. Les sportifs ne pourront jamais avoir l’assurance à cent pour cent qu’un complément ne contient pas une substance interdite." 

- Elle indique que les compléments ne peuvent être utilisés qu'à court terme, en remplacement d'une alimentation insuffisante. 

- L'AMA pose que l'industrie pharmaceutique du compléments alimentaire est peu recommandable à l'exception des grands groupes multinationaux, car lucrative et non fondée sur des arguments scientifiques : "La plupart des fabricants prétendent que leurs produits ont certaines propriétés, qui ne sont démontrées par aucune étude scientifique, et ils avertissent rarement le consommateur de leurs effets négatifs potentiels. L’industrie du complément alimentaire est une entreprise hautement lucrative et les sportifs devraient recevoir toute l’aide nécessaire afin de distinguer les stratégies de marketing de la réalité. Si les sportifs prennent la décision de consommer des compléments, il leur est conseillé d’utiliser des produits proposés par des compagnies réputées qui respectent les bonnes pratiques de fabrication, telles que les principales entreprises pharmaceutiques multinationales."

Il a été établi des rapports entre l’ingestion de compléments et des résultats d’analyse de contrôle antidopage anormaux dans le cas de substances interdites telles que l’éphédra et la nandrolone. Effectivement, la contamination de compléments alimentaires par des produits présents sur la liste des substances et méthodes interdites est une réalité et loin d’être rare. Les industriels ont introduits des stimulants (éphédra…) dans des produits présentés comme « dynamogènes », « ergogènes » ou « énergisants » ou des anabolisants (nandrolone) dans des pots de créatine .

EXEMPLE : La "revue sport et vie" a consacré son dernier hors série au triathlon... dans laquelle des triathlètes utilisent leur image en faisant de la publicité pour un laboratoire de compléments alimentaires. Ce dernier propose un catalogue dans lequel on retrouve ces trois triathlètes. L'un d'eux déclare utiliser régulièrement un complément alimentaire à base de tribulus!! La même revue dans un de ses derniers numéros titrait, d'une manière moqueuse : "le triple saut du tribulus" en voici un résumé : "le triple sauteur sénégalais Ndiss Kaba Badji vient de se voir condamner par l'agence mondiale anti-dopage. La sanction est tombée à l'issue d'une visite inopinée. Les experts ont trouvé des traces de testostérone exogène dans les urines de l'athlète. D'où cela vient-il? L'athlète jure ses grands dieux qu'il n'en sait rien. La fédération sénégalaise affiche elle aussi son septicisme. Finalement il se dit que la faute incomberait à son entraîneur russe, qui lui aurait enjoint de prendre un complément à base d'une plante le tribulus, censée améliorer sa vigueur et sa force. Le tribulus a été testé par le laboratoire antidopage de Barcelone et on a effectivement découvert des traces d'anabolisants interdits." D'autres produits présents dans ce fameux catalogue peuvent prêter à discussions. Ainsi des triathlètes, probablement de bonne foi, ont fait de la publicité dans un catalogue commercial qui vend des produits positivant les recherches de substances dopantes pour un laboratoire dirigé par des personnes, peut être de bonne foi, mais qui ignorent le contenu exact de leur produit. Même la revue "sport et vie", qui prêche contre le dopage a participé à cette mésaventure. C'est pourquoi nous demandons aux triathlètes d'être TRES PRUDENT quant à l'achat de compléments alimentaires. La commission médicale a proposé à la fédération de nommer un medecin référent afin d'éviter toute nouvelle situation de ce genre!

Les documents complets des CR de cette AG sont disponibles, me les demander si vous les souhaitez

 

 

cOnsulter :
http://triathlon.rhonealpes.free.fr/
 
 

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